L'Echo de la vie

L'Echo de la vie

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Un père et son fils se promènent en montagne. Soudain, le fils tombe, se fait mal et crie : AAAhhhhhhhhhhh !!!
A sa grande surprise, il entend une voix qui répète, dans la montagne: "AAAhhhhhhhhhhh!!!"
Curieux, il demande: "Qui es-tu?"
Il reçoit pour toute réponse:  "Qui es-tu?"
Alors il regarde son père et demande: "Qu'est-ce qui se passe, papa?"
Le père sourit et répond: "Mon fils, écoute bien, maintenant."
Et il crie vers la montagne: "Je t'admire!"
La voix répond: "Je t'admire!"
Il crie encore: "Tu es un champion!"
La voix répond: "Tu es un champion!"
Le garçon est surpris mais ne comprend toujours pas.
Alors le père explique:
"Les gens le nomment ECHO, mais c'est en fait la VIE. Cela te renvoie tout ce que tu dis ou fais. Notre vie est simplement le reflet de nos actions. Si tu veux plus d'amour dans le monde, commence par en avoir plus dans ton cœur.
Si tu veux que tes copains soient gentils avec toi, commence par être plus gentil. Cela marche pour tout dans notre vie : la vie te rendra tout ce que tu lui donneras."

Notre vie est simplement le reflet de notre manière de penser et de communiquer. Pour changer nos résultats, commençons par nous changer.

3 options clés pour changer dès aujourd’hui :

1 #constructif : construire ses croyances et pensées positives 

2 #adaptable : se focaliser sur le processus plutôt que l’individu

3 #responsable : assumer 100% de sa part pour donner le meilleur de soi

 

Nos résultats de demain dépendent de nos actuelles croyances, pensées et perceptions d’aujourd’hui.

Trois options pour favoriser le changement en soi :

 

1 #Constructif :

Les conditionnements culturels et éducatifs ont parfois forgé des images fausses du monde. Les notions de beauté, de réussite, d’intelligence sont subjectives d’une personne à une autre. Construire ses croyances et pensées positives sera un véhicule pour cheminer vers la destination choisie.

Les 5 accords toltèques* sont inspirants sur ce principe. (*Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle, de Miguel Ruiz, réédité en janvier 2016, ed. Poche Jouvence.)

Ils offrent des pensées et croyances positives pour améliorer les résultats à venir.

Œ « Que votre parole soit impeccable » : exprimer positivement et avec respect ses pensées, d’abord envers soi -même et ensuite envers les autres. Comme l’ECHO en montagne, la manière dont je parle de moi ou des autres viendra me soutenir ou me blesser profondément. Quel est votre discours interne ? Quelles sont les phrases que vous vous répétez intérieurement ? Votre discours interne est-il soutenant ? Ou au contraire êtes-vous dans le jugement et la dévalorisation de vos actes et pensées ? La manière dont vous vous considérez va grandement influencer la manière dont vous allez considérer vos équipes.

D’ailleurs, que dites-vous ou pensez-vous d’eux ? : des « bons à rien » ou des personnes compétentes, sur qui l’entreprise peut compter ? Cette pensée influencera grandement la manière de les accompagner ainsi que leurs résultats. Des paroles de reconnaissance et de valorisation (félicitations, encouragements, discours positifs) viennent renforcer les équipes dans leur engagement. Au contraire, des discours négatifs, dévalorisants et méprisants génèreront chez eux les mêmes sentiments envers l’entreprise et créeront un climat social tendu. Selon nous, cette « parole impeccable », est une expression permanente : en entreprise, mais également en dehors, dans la manière dont le dirigeant parle de ses équipes (partenaires, famille, amis) : « je sais qu’ils vont trouver une solution, ils connaissent mieux que moi leur tâche et vont savoir ce qu’il faut améliorer, j’ai une équipe engagée et sur qui l’entreprise peut compter, … »

 « N’en faites jamais une affaire personnelle » : tout comme cet ECHO, ce que les autres expriment et font est le reflet de leur réalité. Je me rappelle, enfant, dans la cour de récréation, nous disions « c’est-celui-qui-dit-qui-est ! ». C’est assez imagé finalement. Comment percevoir les remarques, critiques et opinions des autres envers soi-même ? Nos décisions sont-elles influencées par la recherche d’une approbation sociale/un besoin affectif de reconnaissance ? Quelle importance accorder au regard des autres ? Une vérité absolue ? Un indicateur ?  

Il s’agit de dissocier les pensées et les actes de la personnalité. L’individu n’est pas ce qu’en définit l’environnement, ni même ce qu’en pense la personne elle-même. Tout avis reste subjectif. L’individu est défini par ses valeurs et ce qui l’anime profondément. Comme tout un chacun, il devrait réapprendre à s’accepter tel qu’il est, indépendamment du regard et de la validation sociale et sociétale. En acceptant ses blessures intérieures, la personne peut relativiser les critiques et les réorienter dans une optique de croissance personnelle et d’amélioration continue.

Il reste maitre de ses valeurs et de son estime.

En tant que dirigeant, il est opportun de savoir se mettre en retrait et d’écouter ses équipes. Voire même de questionner ses équipes sur la manière de les aider à atteindre leurs objectifs. « Comment puis-je t’aider ? Que puis-je faire avec toi ? ». Il s’agira d’avancer ensemble et non de prendre le pouvoir sur l’autre en faisant à sa place ou pour lui.

Lorsqu’un responsable d’équipe s’énerve contre le dirigeant ou ses équipes, c’est avant tout sa réaction émotionnelle qu’il doit apprendre à gérer. Son équipe n’est pas responsable de son état émotionnel.

Ž « Ne faites aucune supposition » : c’est garder ce regard « phénoménologique » ou observateur des faits et phénomènes, tout simplement. Ne pas chercher à interpréter ou analyser ce que l’autre a dit ou fait. Finalement, cela permet de mettre l’énergie dans la construction de la réponse plutôt que dans des suppositions sans fin. Lorsque les collaborateurs commencent à critiquer ou inventer des réponses sur les réactions des autres, il est opportun de les amener à échanger directement, décrire les faits et poser des questions ouvertes, afin de clarifier ce qui se passe réellement. Identifier son discours interne et le mettre de côté, ou au contraire, le partager en précisant, « je ressens…, j’interprète peut-être en disant… ». Les discours de couloirs peuvent vite perturber le relationnel en entreprise. J’aime bien justement l’appellation de Miguel Ruiz* qui en parle comme un « poison émotionnel ». Face à toute incompréhension, une communication directe et authentique libère de tout malentendu. Des collaborateurs ne disent parfois pas « bonjour » le matin, parce qu’ils ont mal dormi ou sont préoccupés par autre chose.

Les pensées et discours interne sont plus puissants que les discours à voix haute, dans le sens où ils sont répétitifs et parfois inconscients. Ils construisent la réalité. Être vigilant à ses pensées négatives et croyances limitantes est un indicateur précieux. Les accueillir permettra de les dépasser plus facilement.

 « Faites toujours de votre mieux » : « chacun fait de son mieux là où il en est, selon ses moyens ». Une phrase à se répéter pour désamorcer la tendance au perfectionnisme. Néanmoins, les profils exigeants et perfectionnistes pourront avoir tendance à l’interpréter comme une obligation de « faire plus », le mieux devient alors « l’ennemi du bien ».

Faire de son mieux, c’est réfléchir à comment faire différemment la prochaine fois. Prendre des temps de synthèse pour soi ou avec ses équipes est opportun. Commencer par valoriser les axes de réussites puis réfléchir aux axes d’amélioration pour la prochaine fois. Certains ne seront peut-être pas adaptés, néanmoins, cela encourage la pensée constructive.

Familiariser les équipes avec ce process, les habitue à envisager des options différentes lors d’une situation problème.

 « Soyez sceptique mais apprenez et écouter » : c’est rester dans cette dynamique d’apprentissage permanent, pour se déstabiliser et sortir de sa zone de confort. Apprendre toujours, se former, se faire accompagner pour grandir un peu plus chaque jour. Les plus grands patrons le disent : s’ils ont obtenu leurs résultats, c’est parce qu’ils se sont fait accompagner, bousculer dans leurs croyances et habitudes pour être davantage à l’écoute des équipes et du marché.

L’entreprise est parfois sujette à des croyances, des habitudes de fonctionnement qui sont celle du secteur et des individus qui la compose. Il s’agit d’oser regarder différemment et remettre en cause des fonctionnements.

Certains dirigeants sortent des cadres pré-établis et testent des approches différentes. Par exemple, chez Chateauform’, les dirigeants prennent la place des collaborateurs pendant 3 jours. Le Comex retourne sur le terrain et gère des missions de logistique (hôte de table, commis de cuisine ou encore régisseur). L’objectif étant un retour d’expérience pour enrichir de l’offre.

 

2 #Adaptable : se focaliser sur le processus plutôt que l’individu

Près de 75% des français considèrent qu’on dévalorise trop souvent les personnes qui vivent des échecs alors que 94% estiment qu’on apprend toujours de ses échecs. (sondage Ipsos pour le ministère du redressement prodcuctif « comment rebondir après un échec personnel » janvier 2014.)

Prendre le temps de s’arrêter sur les obstacles et détricoter le processus pour s’améliorer.  « Que puis-je faire différemment la prochaine fois ? Comment puis-je aborder la situation sous un autre angle ?». Cette habitude de remise en cause du processus n’entache pas la personne. Il invite à FAIRE et PENSER autrement pour que l’ETRE puisse s’y déployer pleinement.

Dans les conduites de réunion, une stratégie d’efficacité et de performance est la mise en place de processus délégué. Il s’agit de répartir des responsabilités au sein du collectif : un facilitateur qui s’assure que tout le monde s’exprime ; un cadenceur pour annoncer le timing ; un pousse décision qui note les actions choisies et les acteurs associés ; l’hôte qui s’assure que tout le nécessaire à la réunion est disponible (salle, matériel) ;  le coach conseil qui propose des axes de progression à chacun pour la prochaine fois. Le principe est de favoriser la circulation de la parole et des compétences. Chaque rôle est tenu à chaque réunion par des personnes différentes afin de s’améliorer dans ses micro compétences et de progresser dans son leadership. L’animation de la réunion (organisation et décisions) revient à l’équipe et non à une seule personne. Merci à Alain Cardon qui a construit ce processus de rôles délégués. Pour en lire plus sur le sujet https://www.metasysteme-coaching.fr/francais/coaching-et-management-d-equipe-les-processus-delegues/

Pour changer les résultats, il s’agira de créer les conditions du changement. C’est un élément clé de communication. Pour engager des équipes, il s’agira également d’en créer les conditions favorables plutôt que de chercher à les motiver. Il est préférable d’écouter leurs envies et suggestions concernant l’entreprise plutôt que d’argumenter un ensemble de paroles positives qui créeront l’effet un soufflet redescendu une fois la réunion terminée. 

Je ne peux pas changer l’autre directement, je peux juste changer ma manière de considérer et d’entrer en relation. Ceci influencera sa réponse.

 

3 #Responsable : assumer 100% de sa part pour donner le meilleur de soi

Être responsable c’est prendre parti et s’exposer. C’est agir et prendre des risques. Sur le plan étymologique, « responsable » vient du latin « respondere » qui signifie répondre. Ce qui pourrait évoquer : répondre de ses actes ou aux situations.

Prendre sa part de responsabilité, c’est être proactif et rebondir sur les situations plutôt que subir et chercher des excuses. Les situations de crise sont un terrain de jeu exceptionnel pour développer sa responsabilité. Comment agissons-nous ? Victime de scénarios dramatiques, nous pouvons nous enliser dans des critiques envers le gouvernement qui agit mal, les médias qui inondent d’informations anxiogènes. Nous pouvons choisir de rebondir sur les opportunités de changer, de s’adapter au digital, de proposer des offres différentes, de structurer son business pour améliorer les prestations et résultats de l’entreprise.

Quelle réponse souhaitons-nous apporter ? Devenir responsable et leader dans son marché, ou victime et critique de la situation ? Dans quel état d’esprit souhaitons-nous traverser la situation ? En pro-actif et dynamique ou passivement et défaitiste ?

Qu’apprendre de la situation ? Comment puis-je prendre davantage soin de moi, de mes équipes ? De quoi ai-je besoin pour traverser cette situation ?

Ce concept est également révélateur de la manière dont le dirigeant délègue la responsabilité à ses équipes : certaines entreprises laissent de nombreuses initiatives aux collaborateurs (augmentation de salaires, processus de recrutement, offre et nouveau marché par exemple).

 

Être acteur de sa vie, prendre soin de soi, s’écouter, ralentir, accélérer, se bousculer, se faire accompagner, s’entourer de personnes positives et stimulantes, pourraient être des clés pour amplifier au mieux cet ECHO de la vie.

Commencer par soi pour savoir accompagner et animer ses équipes dans cette voie, tout en douceur et en respect.

Donner sans attendre, donner et recevoir par ECHO, quels que soient le temps, la personne ou le lieu.

Partagez-nous en commentaires vos astuces. Et surtout, Prenez soin de vous !

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